L'assurance vie : bien choisir · Leçon 4 sur 4

Bénéficiaires et pièges à éviter

Bien désigner ses bénéficiaires

Le bénéficiaire est la personne qui recevra le capital. Désigné dans le contrat, il le reçoit directement, sans passer par la succession. Au Canada, le capital versé au décès n'est pas imposable pour le bénéficiaire.

Au Québec, la désignation d'un conjoint marié ou uni civilement est irrévocable, à moins que le contrat prévoie le contraire. Vous ne pouvez alors pas changer de bénéficiaire ni modifier certains éléments du contrat sans son accord.

Un enfant mineur ne peut pas recevoir lui-même l'argent. Prévoyez qui l'administrera, par exemple un fiduciaire nommé dans votre testament, et parlez-en à un notaire.

L'assurance collective au travail

L'assurance vie collective offerte par l'employeur est pratique et souvent peu chère. Mais elle a ses limites :

C'est pourquoi beaucoup de gens complètent l'assurance collective avec une assurance individuelle, qui les suit peu importe leur emploi.

Que devient généralement l'assurance vie collective quand vous quittez votre emploi ?

L'assurance collective est liée à l'emploi. Elle prend généralement fin au départ, sauf transformation dans le délai prévu.

L'assurance du prêteur hypothécaire

À la signature de l'hypothèque, le prêteur vous offre souvent une assurance vie qui rembourse le prêt à votre décès. Avant de l'accepter, sachez que :

Une assurance temporaire individuelle peut offrir une protection comparable, souvent plus souple. Comparez avant de signer.

« L'assurance offerte par le prêteur à la signature de l'hypothèque est obligatoire. »

MYTHE. Elle est facultative. Vous pouvez choisir une assurance individuelle ou aucune assurance. Ne la confondez pas avec l'assurance prêt hypothécaire de la SCHL, qui protège le prêteur quand la mise de fonds est de moins de 20 %.