L'impôt sur vos placements · Leçon 3 sur 4
Le bon placement dans le bon compte
CELI, REER ou compte non enregistré
Dans un CELI ou un REER, aucun impôt n'est payé sur les intérêts, dividendes ou gains pendant que l'argent reste dans le compte. Ces règles d'impôt comptent donc surtout dans un compte non enregistré.
Quand vos comptes enregistrés sont pleins, une stratégie courante consiste à placer :
- les placements qui produisent des intérêts (obligations, CPG) dans le REER ou le CELI, car les intérêts sont les plus imposés ;
- les actions canadiennes dans le compte non enregistré, pour profiter du crédit pour dividendes et du taux d'inclusion des gains.
Vos comptes enregistrés sont pleins. Quel placement est généralement le moins intéressant à détenir dans un compte non enregistré ?
- Une obligation qui verse des intérêts
- Un FNB d'actions canadiennes
- Des actions qui ne versent pas de dividendes
Les intérêts sont imposés à 100 %, alors que les dividendes canadiens et les gains en capital sont avantagés.
Les placements américains
Les dividendes de sociétés américaines subissent généralement une retenue d'impôt de 15 % aux États-Unis :
- dans un compte non enregistré, cette retenue peut être récupérée en partie grâce à un crédit pour impôt étranger ;
- dans un REER, les titres américains détenus directement (cotés aux États-Unis) sont généralement exemptés de cette retenue, grâce à la convention fiscale entre le Canada et les États-Unis ;
- dans un CELI, la retenue s'applique et ne peut pas être récupérée.
L'effet reste modeste pour la plupart des investisseurs, mais il explique pourquoi certains préfèrent garder leurs placements américains dans le REER.
Si le coût total de vos biens étrangers (actions américaines détenues directement, comptes à l'étranger, etc.) dépasse 100 000 $ à un moment de l'année, vous devez remplir le formulaire T1135. Les biens détenus dans un REER ou un CELI sont exclus.
La simplicité d'abord
L'emplacement des placements peut faire gagner un peu d'impôt, mais il ne remplace pas les bases :
- utiliser d'abord vos droits de CELI et de REER ;
- garder une bonne répartition d'actifs dans l'ensemble de vos comptes ;
- limiter les frais.
Pour un petit portefeuille, la différence est souvent faible. Avec un patrimoine important, en parler à un fiscaliste ou à un planificateur financier peut valoir la peine.
« L'impôt sur les intérêts, les dividendes et les gains compte surtout pour les placements hors CELI et hors REER. »
RÉALITÉ. Tant que l'argent reste dans un CELI ou un REER, ces revenus ne sont pas imposés année après année.
Leçon suivante : Feuillets et déclaration
Mettre en pratique : Impôt sur un gain en capital