Les comptes enregistrés : CELI, REER, CELIAPP et non enregistré · Leçon 2 sur 6

Le CELI : compte d'épargne libre d'impôt

Qui peut ouvrir un CELI ?

Pour ouvrir un CELI, il faut :

Vos droits CELI s'accumulent chaque année à partir de vos 18 ans (ou depuis 2009, l'année de création du CELI), tant que vous êtes résident du Canada, même si vous n'avez jamais ouvert de compte. Beaucoup de gens découvrent qu'ils ont des dizaines de milliers de dollars de droits inutilisés !

Les plafonds

Quelques plafonds annuels passés : 5 000 $ (2009 à 2012), 10 000 $ (2015), 6 000 $ (2019 à 2022), 6 500 $ (2023), 7 000 $ (2024 à 2026).

Vos droits exacts sont indiqués dans Mon dossier de l'ARC. C'est la référence à consulter avant de cotiser.

Des gains jamais imposés

Le CELI fonctionne simplement :

Exemple : vous placez 10 000 $ dans votre CELI. Des années plus tard, ce montant vaut 25 000 $. Vous pouvez retirer les 25 000 $ sans payer un sou d'impôt sur les 15 000 $ de rendement.

Un avantage souvent oublié

Les retraits d'un CELI ne sont pas considérés comme un revenu. Ils n'ont donc pas d'effet sur les prestations et crédits calculés selon le revenu, comme l'Allocation canadienne pour enfants, la nouvelle prestation fédérale pour l'épicerie et les besoins essentiels (qui a remplacé le crédit pour la TPS en juillet 2026) ou, à la retraite, le Supplément de revenu garanti.

« Retirer de l'argent de mon CELI peut faire baisser mes prestations gouvernementales, comme l'Allocation canadienne pour enfants. »

MYTHE. Les retraits d'un CELI ne comptent pas comme un revenu. Ils n'ont aucun effet sur les prestations et crédits calculés selon le revenu.

Que peut-on y mettre ?

Presque tous les placements courants : compte d'épargne, CPG, obligations, fonds communs, FNB, actions. Le nom est trompeur : un CELI n'est pas seulement un compte d'épargne.

Les retraits et les droits récupérés

Vous pouvez retirer de votre CELI en tout temps (sauf si l'argent est dans un placement bloqué, comme certains CPG).

La règle à retenir

Le montant retiré est ajouté à vos droits le 1er janvier de l'année suivante, et non tout de suite.

Julie a 7 000 $ de droits en 2026. En février, elle cotise 7 000 $. En juin, elle retire 3 000 $ pour un imprévu. Peut-elle remettre ces 3 000 $ dans son CELI en septembre 2026 ?

Ses droits de 2026 sont déjà utilisés. Les 3 000 $ retirés redeviendront des droits le 1er janvier 2027, en plus du nouveau plafond de 2027. Si elle les remet avant, elle paiera 1 % par mois sur l'excédent.

Changer d'institution

Pour déplacer votre CELI d'une banque à une autre, demandez un transfert direct entre institutions. Un transfert direct n'affecte pas vos droits. Un retrait suivi d'une nouvelle cotisation, lui, compte comme une cotisation.

Retirer de son CELI est permis et sans impôt, mais on ne récupère les droits que le 1er janvier suivant.

Les pièges à éviter

1. La surcotisation

C'est l'erreur la plus fréquente. L'ARC impose 1 % par mois sur le montant excédentaire le plus élevé du mois, tant que l'excédent n'est pas retiré. Les retraits suivis d'une nouvelle cotisation dans la même année en sont souvent la cause.

2. Penser que les droits sont « par compte »

Vous pouvez avoir plusieurs CELI dans plusieurs institutions, mais vos droits sont un seul total pour l'ensemble de vos CELI. C'est à vous de faire le suivi.

3. Laisser dormir son argent

Beaucoup de gens laissent leur CELI dans un compte d'épargne à faible taux pendant des années. Pour un objectif à long terme, des placements adaptés à votre profil pourraient être plus appropriés. Le choix dépend de votre horizon et de votre tolérance au risque.

4. Faire du « day trading » dans son CELI

Si l'ARC juge que vous exploitez une entreprise de négociation de titres (achats et ventes très fréquents), les gains peuvent devenir imposables, même dans un CELI.

Un CELI bien utilisé est l'un des outils les plus puissants pour épargner. Il suffit de respecter vos droits et d'en faire le suivi.

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