Argent en couple et en famille : union de fait, bébé, REEE

Union de fait, union parentale ou mariage, arrivée d'un bébé, RQAP et allocations, REEE et subventions, apprendre l'argent aux enfants, testament et mandat de protection : l'essentiel pour les familles du Québec.

4 min de lecture · Mis à jour le 2026-11-05

Union de fait, union parentale ou mariage

Les différences qui comptent

Au Québec, plus de couples vivent en union de fait qu'ailleurs au Canada. Pourtant, la loi ne les protège pas de la même façon :

Mariage ou union civileUnion de fait
Partage de certains biens à la séparationOui (patrimoine familial)Non, sauf union parentale
Héritage sans testamentOuiNon
Pension alimentaire pour l'ex-conjointPossibleNon
Pension alimentaire pour les enfantsOuiOui

« Après trois ans ensemble, les conjoints de fait ont les mêmes droits que les gens mariés. »

MYTHE. Au Québec, la durée de la vie commune ne transforme pas une union de fait en mariage. Pour le Code civil, les conjoints de fait n'ont pas les protections du mariage, peu importe le nombre d'années.

L'union parentale

Depuis le 30 juin 2025, des conjoints de fait qui ont un enfant ensemble, né ou adopté à partir de cette date, sont en union parentale. Ce régime crée un patrimoine d'union parentale (notamment la résidence familiale, les meubles et les véhicules de la famille) qui se partage en cas de séparation, et accorde certains droits au conjoint survivant.

Ces protections restent moins étendues que celles du mariage. Pour se protéger, les conjoints de fait peuvent :

  • faire chacun un testament ;
  • signer une entente de vie commune ;
  • désigner l'autre comme bénéficiaire de leurs assurances vie (pour les REER et les CELI, cela se fait souvent par testament au Québec).

L'arrivée d'un bébé

Le revenu pendant le congé

Le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP) verse des prestations de maternité, de paternité et parentales aux travailleurs salariés et autonomes. Elles remplacent une partie du revenu, pas tout : il faut prévoir une baisse pendant le congé.

Avant la naissance :

  1. refaire le budget avec le revenu du congé ;
  2. épargner pendant la grossesse pour combler l'écart ;
  3. prévoir les achats du bébé (beaucoup s'achètent usagés) ;
  4. faire la demande au RQAP au bon moment.

Les allocations familiales

Deux allocations sont versées aux familles, selon le revenu familial :

  • l'Allocation canadienne pour enfants, du fédéral ;
  • l'Allocation famille, du Québec.

Elles sont calculées à partir de vos déclarations de revenus. Les deux parents doivent donc produire les leurs chaque année, sinon les versements peuvent être suspendus.

Ces allocations ne sont pas imposables. Plusieurs familles les placent en partie dans le REEE de l'enfant.

Le REEE : épargner pour les études

Comment fonctionnent les subventions

Le régime enregistré d'épargne-études (REEE) fait grossir l'épargne pour les études d'un enfant, avec deux subventions :

  • la Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) : 20 % des cotisations, jusqu'à 500 $ par année ;
  • l'Incitatif québécois à l'épargne-études (IQEE) : 10 % des cotisations, jusqu'à 250 $ par année.

Cotiser 2 500 $ par année et par enfant permet d'obtenir le maximum annuel de base : 750 $ de subventions. Les familles à revenu plus modeste reçoivent un montant de plus, et le Bon d'études canadien peut être versé sans aucune cotisation.

Estimez la valeur du REEE à 18 ans avec le calculateur REEE.

Commencer tôt

Les droits aux subventions s'accumulent chaque année depuis la naissance, et une partie peut être rattrapée. Mais commencer tôt laisse plus de temps aux placements pour croître. À 16 et 17 ans, la subvention fédérale n'est versée que si certaines cotisations ont été faites avant la fin de l'année des 15 ans.

Si l'enfant ne fait pas d'études postsecondaires, vos cotisations vous sont remises sans impôt. Les subventions, elles, doivent être remboursées.

Enfants, testament et mandat

Apprendre l'argent aux enfants

Les enfants apprennent surtout en voyant faire et en pratiquant :

  • une petite allocation régulière, pour apprendre à choisir ;
  • trois pots : dépenser, épargner, donner ;
  • comparer les prix à voix haute à l'épicerie ;
  • les laisser faire de petites erreurs, quand elles coûtent peu.

Testament et mandat de protection

Avec des enfants, deux documents deviennent essentiels :

  • le testament : il dit qui hérite, qui sera liquidateur, et qui sera tuteur de vos enfants mineurs. Au Québec, il peut être notarié, devant témoins ou olographe (entièrement écrit à la main et signé) ;
  • le mandat de protection : il désigne qui s'occupera de vous et de vos biens si vous devenez inapte. Il devra être homologué par le tribunal avant de s'appliquer.

Un événement de vie (naissance, séparation, nouveau conjoint) est le moment de revoir votre testament et les bénéficiaires de vos assurances.

Le guide sur le testament et la succession explique les étapes en détail.

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